Brasser chez soi : les erreurs à éviter !


Brasser sa bière à la maison est tout à fait possible et relativement simple mais il convient de respecter certaines règles si l’on souhaite éviter des erreurs potentiellement fatales pour le goût de votre bière… 3 bières artisanales, houblons et malt  
  1. L’hygiène
Nerf de la guerre pour une bière réussie, la propreté de votre matériel de brassage et de l’environnement dans lequel vous réaliserez votre bière est essentielle. Armez vous d’un produit nettoyant spécialisé tel que le Star San HB (pas de liquide vaisselle, javel ou autre produit ménager pour la phase finale de nettoyage). Vous pouvez également investir dans un agent de nettoyage tel que le PBW pour un nettoyage général de votre matériel après une session de brassage par exemple. Ce dernier aura pour vocation de dissoudre les résidus solides et biofilms les plus conséquents (tels que les acides gras). Prenez garde à bien désinfecter chaque ustensile qui rentrera en contact avec le moût froid : thermomètre, capsules, robinet de votre cuve (au moment du transfert pour la mise en bouteille). Utiliser du matériel de refroidissement tel qu’un serpentin en inox permet d’accélérer considérablement le processus durant lequel votre moût sera la plus vulnérable. Un serpentin permet un refroidissement en une vingtaine de minutes, contre 12h si vous optez pour un refroidissement naturel. Les phases se déroulant avant l’ébullition sont, pour leur part, moins critique dans la mesure où la chaleur tue les bactéries.    
  1. La température
Ne négligez pas l’importance du respect des températures d’ébullition, de refroidissement et de fermentation. Si les chiffres sont si spécifiques dans les différentes recettes que vous rencontrerez ce n’est pas un hasard, certaines molécules et enzymes ne s’activent ou ne se dégradent qu’à des températures bien précises. Ainsi, équipez vous d’un thermomètre adapté au brassage pouvant monter jusqu’à une température de 100°C. Autre point important : les levures. Incorporer ses levures dans un moût que l’on estime « froid » (mais qui ne l’est pas) peut s’avérer meurtrier pour les principes actifs de ces dernières. En effet, si la température du mélange excède les 25° les levures seront tout bonnement assassinées par la chaleur… Lors des étapes de fermentation de votre bière (primaire et secondaire), assurez vous que la pièce que vous choisissez est peu lumineuse et offre une température constante.      
  1. Le resucrage
Pour limiter le risque d’infection et resucrer de manière homogène, il convient de faire bouillir votre sucre dans un volume d’eau puis d’ajouter ce mélange à votre moût. Ouvrez le moins longtemps possible votre cuve et désinfectez bien le fourquet (ou autre ustensile) que vous utiliserez pour mélanger.      
  1. Ne compliquez pas les choses !
D’ici à ce que vous ayez à votre actif plusieurs sessions de brassage, n’essayez pas de vous éloigner des recettes que vous réalisez ! L’ajustement des recettes et l’improvisation demandent un peu d’expérience et de savoir faire, attendez donc d’avoir réalisé plusieurs brassins réussis avant de vous lancer dans expériences plus originales.   Vous êtes maintenant (presque) prêts pour faire le grand saut, suivez ces quelques règles de base et vous n’aurez plus qu’à savourer vos délicieuses créations originales ! Si vous souhaitez brasser votre première bière encadré par un brasseur professionnel, c'est par ici !  

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *